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Q1 : Pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?

Vincent Vittoz, né le 17 juillet 1975 à Annecy, est un fondeur français. Il a notamment été champion du monde de la poursuite en 2005 et a terminé deuxième du classement général lors de la coupe du monde 2005 : dans les deux cas, il s'agit de la meilleure performance d'un fondeur français.

Q2 : Qui entraînez-vous ou avez-vous entrainé et avec quels résultats internationaux ?

Membre des Equipe de France de ski de fond de 1995 à 2011 j’ai été champion du monde en 2005 et participé à 4 Jeux Olympiques. A la suite de ma carrière sportive, j’ai entrainé l’équipe de France de ski de fond U23 pendant 7 année au cours de laquelle l’équipe a eu plusieurs médailles lors des championnats du monde espoir et depuis le printemps 2018 j’entraine l’équipe de France de Biathlon.

Q3 : Avez-vous utilisé les bilans de l’analyse de variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) dans votre suivi d’entraînement ?

J ‘utilise l’analyse de la variabilité cardiaque depuis que je suis entraineur en 2011.

Q4 : Avez-vous utilisé les bilans sur les types de fatigue donnés par l’analyse VFC caractérisés dans les publications de Laurent Schmitt ?

Non seulement je les utilise, mais Laurent Schmitt m’a formé à mieux lire ces tests afin d’être plus réactif dans les remédiations.

Q5 : Qu’est-ce que ce suivi de VFC vous a apporté dans votre travail d’entraîneur ?

Une meilleur compréhension de la physiologie de chaque athlète, une réponse plus adaptée dans les cas de fatigue et parfois une réponse « chiffré » à des mauvaises sensations qu’un athlète avait du mal à admettre.

Q6 : Comment jugez-vous son efficacité ?

Après 8 années de test je dois dire que le suivi de la variabilité est vraiment conforme au ressenti de l’athlète, mais il permet de mieux comprendre l’impact de tout stress (altitude, jet lag, séance intensive, quantité d’entrainement, stress pré-compétition, problème extra-sportif …) que vit l’athlète

Q7 : Pensez-vous que cette approche serait utile dans le monde du travail et pour la santé publique ?

L’étude de la variabilité de la fréquence cardiaque permet non seulement de mieux comprendre les fatigues dû à un « excès de charges physiques » comme souvent pour les athlètes mais on se rend compte qu’elle permet aussi de déceler les fatigues dû à un surmenage mental. Cette approche peut complètement servir que ce soit dans le monde du travail pour qu’un manager ou un salarié gère au mieux les périodes intensives de travail et aussi dans le cas de la santé publique à la fois en prévention avec un simple suivi de sa physiologie - au passage fait il fera réellement prendre conscience des bienfait d’une activité physique régulière - et aussi lors des périodes de guérison afin de mieux adapter le suivi médical.